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Créer le site d'une startup sans code : guide pas à pas

Créer le site d'une startup sans code

Oui, et c'est même le bon moment pour le faire vous-même. Au démarrage, le site doit dire ce que fait le produit, à qui il s'adresse et comment y accéder. Deux ou trois pages suffisent. Sur Zugo, une plateforme de trois pages coûte 12 crédits, chaque modification 3 crédits.

Le piège classique n'est pas le design. C'est de construire en octobre un site qui décrit le produit de septembre, alors que la promesse aura encore bougé deux fois d'ici décembre.

Que doit prouver le site d'une startup à sa première version ?

Une seule chose : que le problème existe et que vous savez le nommer. Personne n'attend une plaquette complète d'une société de six mois. On attend une phrase compréhensible par quelqu'un qui n'est pas du métier.

Le test est simple. Faites lire votre page d'accueil à une personne extérieure au secteur et demandez-lui de reformuler ce que vous vendez. Si elle hésite, ce n'est pas le site qui est en cause, c'est la promesse. Aucun générateur ne corrige un positionnement flou, il l'affiche en plus gros.

Trois publics ouvrent ce site les premiers mois, et souvent dans cet ordre : des utilisateurs potentiels, des candidats qui hésitent à vous rejoindre, des interlocuteurs financiers qui vérifient que vous existez. Les trois cherchent la même chose, une compréhension rapide, mais ils repartent avec des questions différentes.

Ce que le site n'a pas à faire au démarrage : présenter une grille tarifaire figée, lister douze cas d'usage, publier un blog. Ces briques arrivent quand vous savez ce qui marche. Les ajouter trop tôt fige des choix que vous n'avez pas encore les moyens de tenir.

Combien de pages faut-il vraiment au démarrage ?

Trois, dans la majorité des cas. Cette liste tient sur une plateforme multipage et se complète plus tard sans tout refaire.

Page Rôle Indispensable au lancement
Accueil Promesse, problème, preuve, action Oui
Produit Ce que fait l'outil, écrans, périmètre Oui
Contact ou inscription Récupérer une adresse et une intention Oui
Tarifs Rassurer sur l'ordre de grandeur Seulement si les prix sont stables
Équipe Crédibilité et recrutement Utile dès les premières embauches
Blog Référencement et pédagogie Plus tard, quand vous tiendrez le rythme

La page Tarifs est celle qui divise le plus. Publier des prix que vous changerez dans six semaines abîme la confiance, mais afficher « nous consulter » fait fuir une partie des visiteurs. Une fourchette assumée avec la mention de ce qu'elle couvre est souvent le meilleur compromis, et notre guide sur la page de tarifs détaille le raisonnement.

La page Produit gagne à montrer des écrans réels, même moches. Une capture de votre interface actuelle vaut mieux qu'une illustration générique : elle prouve que le produit existe, ce qui est précisément la question que se pose le lecteur.

Comment écrire la description qui produit une base exploitable ?

En donnant le contexte métier avant la mise en forme. La description doit contenir votre secteur, votre client type, vos trois arguments et les pages voulues. Le style vient ensuite, en une phrase.

Exemple à adapter : « Site d'une startup qui outille les cabinets comptables pour automatiser la relance des pièces manquantes. Cible : cabinets de 5 à 30 collaborateurs en France. Trois pages : accueil (problème des relances manuelles, fonctionnement en trois étapes, capture d'écran, bouton d'inscription à la bêta), page Produit (fonctionnalités, intégrations, sécurité des données), page Contact avec formulaire nom, cabinet, taille, e-mail. Ton sobre, professionnel, sans jargon marketing, palette bleu nuit et blanc. »

Ce paragraphe donne un secteur, une cible chiffrée, trois pages et quatre champs. C'est ce niveau de précision qui fait la différence entre une base que vous corrigez et une base que vous jetez. Si la structure vous inquiète, notre article sur les sites multipages explique comment les pages sont générées ensemble.

Ajoutez systématiquement une contrainte négative. « Pas de photo de bureau avec des gens qui rient », « pas de section témoignages tant que nous n'en avons pas de vrais » : ces mentions évitent le remplissage inventé que vous devriez ensuite retirer.

Combien coûte ce site et son rythme de mise à jour ?

Le coût initial est faible, le coût réel se joue sur les six mois suivants, parce qu'une startup modifie son site plus souvent que n'importe quelle autre structure.

Action Crédits
Plateforme multipage, trois premières pages 12
Chaque page supplémentaire 3
Modification d'un projet existant 3
Construction simple d'une page unique 6
Construction en mode Hi-Fi 12
Modification en mode Hi-Fi 6

Une plateforme de trois pages coûte donc 12 crédits. La formule gratuite en donne 5, assez pour tester sur une page seule. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 16 plateformes, 33 constructions ou 66 modifications. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.

Le bon réflexe est de fixer un jour de mise à jour, par exemple le vendredi, et d'y regrouper toutes les corrections de la semaine. Un lot de six changements coûte 3 crédits, six demandes séparées en coûtent six fois plus, pour un résultat identique.

Comptez environ une minute pour une construction simple et quelques minutes pour une plateforme complète. Chaque version passe en bac à sable avant d'arriver chez vous : une page qui ne s'ouvre pas n'est pas livrée.

Faut-il collecter les e-mails dès le premier jour ?

Oui, c'est même la seule métrique qui compte tant que le produit n'est pas ouvert. Une liste de deux cents personnes intéressées vaut plus qu'un site parfait sans champ de saisie.

Le formulaire minimal tient en deux champs : l'adresse et une question qui qualifie. « Quel est votre rôle ? » ou « Combien de dossiers traitez-vous par mois ? » transforme une liste anonyme en information utilisable pour vos entretiens clients.

Pour stocker ces réponses et les consulter ailleurs que dans une boîte mail, Supabase fait le travail : base, comptes et fichiers au même endroit. Le branchement est décrit dans l'article sur Supabase, et il se fait sur un projet existant sans repartir de zéro.

Un conseil que peu de fondateurs suivent : répondez à la main aux cinquante premières inscriptions. Le taux de réponse est excellent à ce stade et ces échanges vous apprennent plus sur votre marché que n'importe quel outil d'analyse.

Site généré, modèle acheté ou développeur : que choisir au démarrage ?

Les trois options se défendent selon la maturité du produit et le temps disponible dans l'équipe.

Critère Site généré Modèle acheté Développeur
Délai de première version Quelques minutes Une demi-journée d'intégration Selon disponibilité
Modification par un non-technicien Oui, en langage courant Partielle Non
Coût récurrent Formule Zugo Coût unique du modèle Temps facturé
Adaptation à un besoin précis Bonne, par itérations Limitée au modèle Totale
Code source récupérable Export vers GitHub Oui Oui

Un modèle bien conçu reste imbattable sur un point : le design est déjà arbitré par un professionnel et vous n'avez rien à décider. Si votre équipe sait intégrer du HTML et que le modèle correspond à votre secteur, c'est un choix parfaitement rationnel.

Le générateur prend l'avantage quand le contenu bouge souvent, ce qui est la situation normale d'une jeune société. Changer une promesse, ajouter un cas d'usage ou retirer une fonctionnalité abandonnée devient une phrase à écrire, pas un ticket à ouvrir.

Quelles limites accepter avant de lancer ?

Trois, dites franchement. Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur le produit lui-même : le site vitrine se génère très bien, l'application métier qui est votre cœur de valeur relève d'un autre chantier.

Une logique très spécifique se construit par modifications successives et pas en un seul prompt. Un simulateur de calcul propre à votre secteur, par exemple, demande plusieurs passes avant d'être juste.

Enfin, personne ne vous garantira du trafic. Le site est une condition nécessaire, jamais suffisante. Les premiers utilisateurs viennent d'échanges directs, de communautés et de démonstrations, et le site sert à convertir ces conversations, pas à les remplacer. Si votre produit est une application mobile, le guide de la landing page d'app traite un cas voisin avec ses propres codes.

Par où commencer concrètement ?

Écrivez d'abord votre phrase de promesse et testez-la sur trois personnes hors du secteur. Listez ensuite les trois pages du lancement et une capture d'écran réelle par page. Préparez enfin les deux champs de votre formulaire d'inscription.

Lancez la construction, publiez, puis laissez le site tranquille une semaine complète. La tentation est forte de retoucher tous les jours, alors que le seul retour utile viendra des visiteurs qui s'inscrivent ou qui partent.

Reprenez ensuite votre lot de corrections, une seule fois, avec les remarques accumulées. Vous pouvez démarrer sur zugo.dev et voir à quoi ressemble votre promesse une fois posée en trois pages plutôt qu'en présentation de trente diapositives.

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