Créer une application de sondage sans code avec l'IA
Créer une application de sondage sans code avec l'IA
Décrivez vos questions, leur ordre et ce que vous voulez faire des réponses, et l'IA génère le questionnaire, la base et l'écran de résultats. Sur Zugo, une construction coûte 6 crédits et une modification 3. Les réponses vivent dans votre propre base Supabase, pas chez un tiers.
Faut-il vraiment construire son propre outil de sondage ?
Souvent non, et autant le dire avant de dépenser quoi que ce soit. Pour un questionnaire ponctuel de dix questions, les outils dédiés sont meilleurs que ce que vous construirez : logique conditionnelle, statistiques prêtes, envoi par lien, tout est déjà là.
Construire son propre outil se justifie dans quatre situations précises. Quand le questionnaire doit vivre à l'intérieur de votre produit, avec le compte de l'utilisateur déjà connecté. Quand les réponses ne doivent pas quitter votre base, pour des raisons contractuelles ou de secret professionnel. Quand vous interrogez les mêmes personnes chaque mois et voulez comparer dans le temps. Quand l'apparence doit être exactement la vôtre, sans mention d'un éditeur.
Hors de ces cas, un formulaire standard fait le travail et ne coûte rien. Un guide honnête doit commencer par là, sinon il vend un projet qui n'avait pas lieu d'être.
Quelles questions poser, et dans quel ordre ?
Peu de questions, ordonnées de la plus facile à la plus engageante. Le taux d'abandon se joue dans les quinze premières secondes, pas à la fin.
Commencez par une question à laquelle on répond sans réfléchir : une note, un choix simple. Elle crée un engagement minuscule qui porte le reste du questionnaire. Gardez les questions ouvertes pour la fin, quand la personne a déjà investi une minute.
| Type de question | À quoi elle sert | Piège classique |
|---|---|---|
| Note de 0 à 10 | Mesurer une tendance dans le temps | Changer l'échelle entre deux vagues |
| Choix unique | Segmenter les répondants | Oublier la réponse « autre » |
| Choix multiple | Repérer des usages combinés | Proposer quinze cases à cocher |
| Échelle d'accord | Nuancer un avis | Formuler la phrase à la forme négative |
| Question ouverte | Comprendre le pourquoi | En mettre trois, personne ne les remplit |
| Question de profil | Croiser les résultats | La poser en premier, ce qui fait fuir |
La règle la plus rentable tient en une phrase : une seule idée par question. « Le service est-il rapide et agréable ? » produit une réponse inexploitable, parce qu'on ne saura jamais laquelle des deux qualités a été notée.
Limitez enfin la longueur. Au delà de douze questions, chaque question supplémentaire coûte des répondants. Mieux vaut un questionnaire court auquel on répond qu'un questionnaire complet qu'on abandonne à la moitié.
Comment stocker et relire les réponses ?
Dans une table par questionnaire, avec une ligne par réponse et une colonne par question. Cette structure paraît naïve, elle se relit sans effort et s'exporte en tableur en une manipulation.
Supabase joue ce rôle sur Zugo : la table des réponses, l'horodatage, et le lien vers un compte si le questionnaire est réservé aux utilisateurs connectés. Le fonctionnement général de cette base est détaillé dans créer une application avec Supabase.
Prévoyez dès le départ l'export en CSV. C'est la fonction que vous utiliserez le plus, parce que l'analyse sérieuse se fait dans un tableur ou un outil statistique, pas dans un écran de résultats généré.
Ajoutez enfin un écran de résultats simple : nombre de réponses, moyenne des notes, répartition des choix. Trois chiffres et deux histogrammes suffisent à suivre une campagne. Les graphiques sophistiqués attendront de savoir ce que vous regardez vraiment.
Que dit le RGPD sur un questionnaire ?
Il impose trois choses, et aucune n'est compliquée à respecter si on y pense avant.
D'abord, dire qui collecte et pourquoi. Une phrase en haut du questionnaire suffit : le nom de l'organisme, la finalité, la durée de conservation, et l'adresse à laquelle on peut demander la suppression de ses réponses.
Ensuite, ne collecter que le nécessaire. Un questionnaire de satisfaction n'a pas besoin de la date de naissance, ni du code postal complet, ni du nom si vous annoncez l'anonymat. Chaque champ inutile augmente vos obligations sans améliorer vos résultats.
Enfin, tenir la promesse d'anonymat quand elle est faite. Un questionnaire annoncé comme anonyme mais qui enregistre l'identifiant du compte connecté n'est pas anonyme, et la contradiction se voit dès qu'un salarié y regarde de près. Si vous avez besoin de l'identité, dites-le franchement et expliquez qui verra les réponses.
Les questions de santé, d'opinion ou d'appartenance syndicale relèvent d'un régime plus strict. Si votre sondage en approche, faites-le relire par quelqu'un dont c'est le métier avant l'envoi.
Comment obtenir un taux de réponse correct ?
En posant la bonne question au bon moment, plutôt qu'en relançant trois fois.
Le moment fait plus que le contenu. Un questionnaire envoyé quelques minutes après une livraison, une consultation ou une formation obtient plusieurs fois plus de réponses que le même envoyé deux semaines après. Le souvenir est frais et l'effort perçu est faible.
Annoncez la durée réelle et tenez parole. « Deux minutes » suivi de vingt questions détruit la confiance pour toutes les vagues suivantes. Si le questionnaire dure cinq minutes, écrivez cinq minutes.
Dites enfin ce que vous ferez des réponses, et revenez le dire. Une organisation qui publie trois décisions issues du sondage précédent obtient un taux de réponse supérieur au suivant, sans rien changer d'autre. Un canal de retour permanent, complémentaire du questionnaire ponctuel, est décrit dans créer un espace de retours utilisateurs.
Que doit contenir la description donnée à l'IA ?
Le contexte, la liste exacte des questions, le mode d'accès et le devenir des réponses. Une description vague donne un formulaire générique qu'il faudra reprendre question par question.
Application de sondage de satisfaction pour un cabinet de kinésithérapie.
Questionnaire de 8 questions : note de 0 à 10, trois choix uniques, deux échelles d'accord, deux questions ouvertes.
Une question par écran, barre de progression, réponses anonymes.
Mention RGPD en haut : finalité, durée de conservation, adresse de contact.
Réponses stockées dans Supabase, export CSV depuis un écran protégé par mot de passe.
Écran de résultats : nombre de réponses, note moyenne, répartition par choix.
Interface en français, utilisable sur téléphone.
Le détail « une question par écran » change beaucoup le résultat sur mobile. Un questionnaire présenté d'un bloc décourage, alors que la même série vue une question à la fois se termine plus souvent.
Combien coûte une application de sondage en crédits ?
Un questionnaire simple avec son écran de résultats tient en une construction. Dès que vous ajoutez un espace d'administration et une page publique de restitution, le barème multipage s'applique.
| Action sur Zugo | Crédits |
|---|---|
| Construction d'une page unique | 6 |
| Plateforme multipage, trois premières pages | 12 |
| Chaque page supplémentaire | 3 |
| Modification d'un projet existant | 3 |
| Construction en mode Hi-Fi | 12 |
| Modification en mode Hi-Fi | 6 |
Le plan Free donne 5 crédits, de quoi tester une description. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 16 plateformes multipages, 33 constructions simples ou 66 modifications. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.
Sur ce type de projet, la dépense réelle vient des modifications successives : ajouter une question, changer une formulation, corriger l'ordre après un premier test. Prévoyez plusieurs passes à 3 crédits avant la version que vous enverrez vraiment.
Une construction simple demande environ une minute, une plateforme multipage quelques minutes. Avant livraison, le projet est ouvert dans un bac à sable, et une construction qui ne s'ouvre pas ne vous est pas remise.
Où s'arrête un générateur sur ce type d'application ?
Sur la logique conditionnelle complexe, et il vaut mieux le savoir avant de promettre un questionnaire ramifié à vingt branches.
Un enchaînement simple (si la note est basse, poser la question ouverte) se décrit sans difficulté. Un arbre où chaque réponse ouvre trois chemins, avec des questions qui réapparaissent plus loin, se construit par modifications successives et demande plusieurs allers-retours.
L'analyse statistique n'est pas non plus du ressort de l'outil. Croisements, tests de significativité, redressement d'échantillon : ces travaux se font après export, dans un logiciel prévu pour cela. Zugo produit la collecte propre, pas l'interprétation.
Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur un produit complexe. Une application de sondage intégrée à un logiciel métier existant, avec authentification partagée et droits par service, demande un vrai travail d'ingénierie. Un questionnaire autonome, non : il entre pleinement dans le périmètre, comme les mécaniques décrites dans créer une application de quiz.
Par où commencer cette semaine ?
Écrivez vos questions dans un document texte, dans l'ordre, et supprimez-en la moitié. Le questionnaire que vous obtiendrez sera meilleur que celui que vous vouliez envoyer.
Faites-le ensuite remplir par trois personnes devant vous, sans les aider. Les hésitations que vous verrez valent plus que n'importe quelle relecture : elles pointent exactement les formulations ambiguës.
Le plan gratuit de zugo.dev permet de construire cette première version et de la tester avant de choisir une formule. Corrigez par modifications jusqu'à ce qu'une personne extérieure aille au bout sans poser de question.