Créer une application de suivi du temps sans code avec l'IA
Créer une application de suivi du temps sans code avec l'IA
Décrivez qui saisit du temps, sur quoi, et ce que vous en ferez ensuite, et l'IA génère les écrans, la base et les récapitulatifs. Sur Zugo, une construction coûte 6 crédits et une modification 3. Les heures sont stockées dans votre propre base Supabase et s'exportent en tableur.
À qui sert vraiment une application de suivi du temps ?
À trois profils très différents, et confondre leurs besoins est la première cause d'échec de ce genre de projet.
L'indépendant qui facture à l'heure a besoin d'une chose : savoir combien d'heures il a passées pour chaque client ce mois-ci, avec assez de détail pour justifier une ligne de facture contestée. Son outil peut tenir en un écran.
L'agence ou le cabinet suit la rentabilité par mission. La question n'est plus « combien facturer » mais « ce forfait signé à l'automne nous a-t-il coûté plus qu'il ne rapporte ». Cela suppose un budget par projet et un écart affiché en permanence.
L'employeur, enfin, doit décompter le temps de travail de ses salariés. Ce troisième cas obéit à des règles précises et ne se traite pas comme les deux autres. Décidez lequel vous construisez avant d'écrire la moindre description, sinon vous obtiendrez un outil qui ne sert correctement aucun des trois.
Chronomètre ou saisie a posteriori ?
Les deux, avec le chronomètre en option et la saisie manuelle comme base. C'est l'inverse de ce que font la plupart des projets, et c'est ce qui décide de leur usage réel.
Un chronomètre suppose de penser à le lancer et à l'arrêter. Dans une journée normale, avec un appel imprévu et trois interruptions, il est oublié une fois sur deux, et une session de sept heures sur un même dossier finit par apparaître dans les données.
La saisie a posteriori, elle, se fait en fin de journée ou en fin de semaine, en trois minutes. Elle est moins précise à la minute près, et parfaitement suffisante pour facturer ou piloter. Prévoyez surtout la correction : toute entrée doit pouvoir être modifiée ou supprimée, sinon les gens cessent de saisir dès la première erreur.
Le compromis efficace consiste à proposer des durées prédéfinies (un quart d'heure, une demi-heure, une heure, deux heures) plutôt qu'un champ libre. La saisie prend deux secondes et les données restent exploitables.
Quelles données faut-il enregistrer par entrée ?
Six champs, pas davantage. Chaque champ supplémentaire réduit le nombre d'entrées saisies, et un outil vide ne sert à rien même s'il est complet.
| Champ | Rôle | À éviter |
|---|---|---|
| Personne | Distinguer les saisies dans une équipe | Champ libre au lieu d'un compte |
| Date | Rattacher l'heure à une journée | Enregistrer seulement l'horodatage de saisie |
| Client ou projet | Regrouper pour facturer et analyser | Liste de trente projets sans recherche |
| Durée | La donnée centrale | Heure de début et de fin, plus lourdes à saisir |
| Description courte | Justifier la ligne devant un client | Champ obligatoire de deux cents caractères |
| Facturable ou non | Séparer le vendu de l'interne | Oublier ce champ et refaire le tri à la main |
Le dernier champ est celui qu'on ajoute toujours trop tard. Sans lui, impossible de distinguer les heures vendues des réunions internes, et le calcul de rentabilité devient un exercice manuel dans un tableur.
Ajoutez un identifiant de tâche seulement si vos missions ont réellement des sous-parties suivies. Sinon, la description courte suffit et vous évitez une arborescence que personne ne renseignera.
Comment passer des heures à la facture ?
Par un récapitulatif mensuel par client, exportable, que vous relisez avant d'émettre quoi que ce soit.
L'écran utile tient en une ligne par client : total des heures facturables, total non facturable, montant calculé selon le taux enregistré. Un bouton d'export en CSV, et le détail ligne par ligne quand on déplie.
La facturation elle-même mérite un outil séparé ou un module dédié, parce qu'elle porte des obligations propres : numérotation continue, mentions obligatoires, conservation. La construction de cette partie est décrite dans créer une application de facturation, et il est plus sain de la garder distincte du suivi des heures.
Prévoyez le verrouillage des périodes. Une fois la facture émise, les entrées du mois ne doivent plus être modifiables, sinon vos totaux cessent de correspondre à ce que le client a reçu. Cette règle simple évite des discussions pénibles six mois plus tard.
Pensez enfin aux frais engagés sur les missions, qui suivent la même logique de rattachement client. Ils sont traités dans créer une application de suivi des dépenses.
Que dit la loi française sur le décompte des heures ?
Si vous suivez le temps de vos propres salariés, vous entrez dans un cadre réglementé et il faut le savoir avant de construire.
En France, l'employeur doit être en mesure de décompter les heures de travail lorsque les salariés ne suivent pas tous le même horaire collectif. Le décompte est journalier et hebdomadaire, et les documents doivent pouvoir être présentés en cas de contrôle. Un outil interne peut remplir ce rôle, à condition d'être fiable et conservé.
Deux tentations sont à écarter tout de suite. La géolocalisation des salariés pour vérifier leurs heures est très encadrée par la CNIL et ne peut pas servir de moyen de contrôle du temps de travail quand un autre dispositif existe. Les pointeuses biométriques, empreinte ou visage, relèvent d'un régime encore plus strict et ne s'improvisent pas dans un projet maison.
Ajoutez le volet information : les personnes concernées doivent savoir quelles données sont enregistrées, pourquoi, combien de temps et qui y accède. Une page d'information claire dans l'application couvre l'essentiel de cette obligation.
Ce paragraphe est un repère, pas un avis juridique. Un outil de décompte destiné à des salariés se fait relire par quelqu'un dont c'est le métier avant d'être déployé.
Que doit contenir la description donnée à l'IA ?
Le profil d'utilisateur, les champs exacts, les écrans et les règles de calcul. Une description vague donne un chronomètre joli et inutilisable au bout d'une semaine.
Application de suivi du temps pour une agence de six personnes.
Saisie manuelle par jour : personne, date, client, projet, durée, description, facturable oui/non.
Durées proposées : 15 min, 30 min, 1 h, 2 h, plus un champ libre.
Écran de la semaine : total par jour, total par client, entrées modifiables.
Écran mensuel par client : heures facturables, heures internes, montant selon le taux du client.
Export CSV, verrouillage d'un mois clôturé.
Connexion par e-mail via Supabase, deux rôles : membre et responsable.
Interface en français, utilisable sur téléphone.
La mention des deux rôles compte plus qu'il n'y paraît. Un membre voit et corrige ses propres entrées, un responsable voit celles de l'équipe. Sans cette phrase, tout le monde voit tout, et la première remarque en réunion portera là-dessus.
Combien coûte cette application en crédits ?
Un outil sérieux comporte au moins trois écrans, donc le barème multipage s'applique : 12 crédits pour les trois premières pages, puis 3 par page supplémentaire.
| Action sur Zugo | Crédits |
|---|---|
| Construction d'une page unique | 6 |
| Plateforme multipage, trois premières pages | 12 |
| Chaque page supplémentaire | 3 |
| Modification d'un projet existant | 3 |
| Construction en mode Hi-Fi | 12 |
| Modification en mode Hi-Fi | 6 |
Le plan Free donne 5 crédits, de quoi tester une description mais pas de quoi terminer une plateforme. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 16 plateformes multipages, 33 constructions simples ou 66 modifications. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.
Sur ce type d'outil, la dépense se concentre dans les six premières semaines. Un suivi du temps se règle par petits ajustements après usage réel : ajouter un champ, changer un total, modifier un droit. Comptez une série de modifications à 3 crédits pour une seule construction initiale.
Une construction simple demande environ une minute, une plateforme multipage quelques minutes. Le projet passe par un bac à sable avant livraison : une construction qui ne s'ouvre pas ne vous est pas remise.
Comment obtenir que l'équipe l'utilise vraiment ?
En rendant la saisie plus rapide que l'oubli, et en montrant à quoi elle sert.
Trois secondes par entrée est le bon objectif. Cela suppose un client présélectionné, des durées cliquables et aucun champ obligatoire long. Chaque seconde ajoutée réduit le taux de saisie, et un outil rempli à moitié produit des chiffres faux, ce qui est pire que pas de chiffres.
Montrez ensuite le résultat aux personnes qui saisissent. Une équipe qui voit la rentabilité de ses missions comprend l'intérêt du geste ; une équipe qui remplit un formulaire dont elle ne voit jamais la sortie arrête au bout d'un mois.
Le rattachement au client se prolonge naturellement vers la relation commerciale, comme le décrit créer un CRM sans code. Reliez les deux plus tard, une fois que la saisie est devenue une habitude.
Où s'arrête un générateur sur ce type d'outil ?
Sur les règles de calcul complexes, qu'il faut nommer avant de commencer. Heures supplémentaires majorées par tranche, récupération, annualisation, conventions collectives : ces calculs ne sortent pas d'un prompt et se construisent par modifications successives, quand ils sont possibles.
Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur un produit complexe. Un suivi du temps qui enregistre, regroupe, calcule des totaux et exporte entre pleinement dans son périmètre. Un moteur de paie, non, et il vaut mieux le dire clairement que de le découvrir en cours de route.
Le bac à sable vérifie que les écrans s'ouvrent, pas que vos totaux soient justes. Une somme qui additionne les mauvaises lignes s'affiche parfaitement. Vérifiez vos premiers récapitulatifs à la main, sur un mois entier, avant de facturer quoi que ce soit à partir de ces chiffres.
Par où commencer cette semaine ?
Saisissez une semaine complète à la main dans un tableur, avec vos six colonnes. Cet exercice ingrat révèle en deux jours les champs qui manquent et ceux qui ne servent à rien.
Construisez ensuite l'écran de saisie seul, sans les récapitulatifs, et utilisez-le vraiment pendant cinq jours. Les récapitulatifs se dessinent tout seuls une fois que vous savez ce que contiennent réellement vos données.
Le plan gratuit de zugo.dev suffit à produire cette première version et à la tester avant de choisir une formule. Corrigez par modifications jusqu'à ce que saisir une journée prenne moins de temps que d'y penser.