Créer une app de suivi de dépenses sans code : le guide
Créer une app de suivi de dépenses sans code : le guide
Vous décrivez en français ce que vous voulez suivre (montant, date, catégorie, justificatif, qui a payé) et Zugo génère l'application, la vérifie puis la publie sur votre-slug.zugo.run. Une construction coûte 6 crédits, chaque ajustement 3. Les données vivent dans votre base Supabase, pas dans un fichier posé sur un bureau.
À quoi sert vraiment une app de suivi de dépenses ?
À répondre à une question précise, pas à tout mesurer. Avant d'écrire la moindre ligne de description, formulez la question qui vous manque aujourd'hui. « Combien me coûte réellement ce chantier ? » ne donne pas la même application que « qui doit combien à qui dans la colocation ? » ou « quelles notes de frais restent à rembourser ce mois-ci ? ».
Les trois usages qui reviennent le plus sont le suivi personnel par catégorie, les notes de frais d'une petite équipe, et le suivi de budget par projet chez un indépendant. Ils partagent la même table de dépenses, mais pas les mêmes écrans ni les mêmes totaux.
Cette question de départ détermine tout le reste : les champs à saisir, les filtres, le graphique en haut de page. Une application qui affiche cinq indicateurs dont un seul vous intéresse est une application que vous cesserez d'alimenter au bout de deux semaines.
Un tableur ne suffit-il pas ?
Souvent si, et il faut le dire. Un tableur partagé est gratuit, se sauvegarde tout seul, se manipule par n'importe qui, et personne n'a besoin d'une formation pour l'ouvrir. Pour une personne seule qui note quinze lignes par mois, construire une application est une dépense d'énergie inutile.
Le tableur commence à coincer sur trois points. La saisie depuis un téléphone au moment où l'on paie, parce que taper dans une cellule sur un écran de six pouces décourage. Le partage avec des gens à qui vous ne voulez pas donner accès à toutes les lignes. Et les règles de saisie : un tableur accepte volontiers un montant écrit « 45 euros » à côté d'un autre écrit « 45,00 ».
Une application impose un formulaire, donc des données propres. C'est son avantage principal, et il ne se voit qu'au bout de quelques mois, quand vous voulez faire une somme sans avoir à nettoyer quoi que ce soit.
Comment décrire l'application à l'IA ?
En listant les champs et les écrans, dans cet ordre. Le générateur produit ce que vous décrivez, donc une description vague donne une application générique que vous paierez ensuite à corriger.
Un exemple qui fonctionne. « Application de suivi de dépenses pour une équipe de quatre personnes. Formulaire d'ajout avec montant en euros, date, catégorie parmi transport, repas, matériel, logiciel, un champ libre pour le commentaire, une photo de justificatif et le nom de la personne. Une liste filtrable par mois et par catégorie, un total en haut, un bouton d'export CSV. Connexion par e-mail, chacun ne voit que ses propres lignes sauf l'administrateur. Interface en français, sobre, lisible sur téléphone. »
Trois précisions changent beaucoup le résultat : la devise, la liste exacte des catégories, et qui voit quoi. Sans elles, il faudra deux ou trois allers-retours à 3 crédits pour arriver au même endroit.
Combien de crédits pour une application de dépenses ?
Le coût dépend du nombre d'écrans, pas de la complexité apparente du sujet.
| Ce que vous construisez | Crédits |
|---|---|
| Application d'un écran : saisie et liste | 6 |
| Application multipage, trois premiers écrans | 12 |
| Chaque écran supplémentaire (statistiques, réglages) | 3 |
| Modification : nouvelle catégorie, nouveau filtre | 3 |
| Construction en mode Hi-Fi | 12 |
| Modification en mode Hi-Fi | 6 |
Publication sur votre-slug.zugo.run |
0 |
Le plan gratuit inclut 5 crédits, donc un peu moins qu'une construction complète : il permet de voir le fonctionnement, pas de terminer un outil. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 33 constructions, ou 66 modifications, ou 16 applications multipages. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.
En pratique, un outil de dépenses utilisable se stabilise en une construction et quelques modifications. Le poste de dépense qui surprend, c'est l'affinage des écrans de statistiques : chacun veut son graphique, et chaque graphique est une modification.
Où sont stockées les données et qui peut les voir ?
Dans votre base Supabase, sur votre compte. C'est le point à trancher en premier parce qu'il conditionne le reste : une application de dépenses contient des informations que vous ne voulez pas voir traîner, ne serait-ce que les habitudes de vos collègues.
Supabase gère la base, la connexion des utilisateurs et le stockage des justificatifs photographiés. La règle « chacun ne voit que ses lignes » se décrit en français dans votre demande, mais vérifiez le résultat en vous connectant avec un second compte : c'est la seule preuve qui vaut, et elle prend deux minutes. La méthode complète est expliquée dans connecter Supabase à une application créée par IA.
Décidez aussi tout de suite de la durée de conservation. Une application de dépenses accumule des justificatifs photographiés, donc des noms de commerçants, des adresses et parfois des numéros de carte visibles sur un ticket. Prévoyez une règle d'effacement au bout de la période dont vous avez besoin comptablement, et tenez-vous-y.
Comment ajouter les exports dont vous avez besoin ?
Par petites touches, une modification à la fois. L'erreur courante est de vouloir tout prévoir dès la première description : vous obtenez alors une application chargée d'écrans que personne n'ouvre.
L'ordre qui marche : d'abord la saisie, parce qu'une application de dépenses qu'on ne remplit pas ne sert à rien. Ensuite la liste filtrée et le total. Puis, seulement après un mois d'usage réel, l'export CSV vers votre comptable et les graphiques. Vous saurez à ce moment-là quels chiffres vous regardez vraiment, et vous ne paierez que pour ceux-là.
Chaque livraison passe par un contrôle en bac à sable : une construction qui ne s'ouvre pas ne vous est pas remise. Cela ne garantit pas que le calcul du total corresponde à votre intention, seulement que l'application démarre. Le contrôle du résultat, lui, se fait en saisissant trois dépenses de test et en vérifiant la somme à la main.
Qu'est-ce que cette application ne remplacera pas ?
Votre logiciel de comptabilité. Une application de suivi de dépenses enregistre et classe, elle ne produit ni écriture comptable, ni déclaration de TVA, ni bulletin de remboursement conforme. Elle prépare le travail de votre expert-comptable, elle ne le fait pas.
Elle ne se connecte pas non plus toute seule à votre banque pour importer les opérations. La saisie reste manuelle ou photographiée, et c'est la principale différence avec une application bancaire du marché.
Enfin, Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur un produit complexe. Si votre besoin implique des règles de validation à plusieurs niveaux, des devises multiples avec taux du jour et une intégration à un ERP existant, le chemin réaliste consiste à construire la première version ici, puis à exporter le code vers GitHub et à confier la suite à un développeur.
Par où commencer ?
Par la version la plus courte qui vous soit utile lundi matin : un formulaire, une liste, un total. Décrivez-la sur zugo.dev avec le plan gratuit, saisissez vos dépenses réelles pendant deux semaines, et laissez l'usage vous dire quel écran manque. C'est moins spectaculaire que de tout concevoir d'un coup, et nettement moins cher en crédits. Si la facturation vous manque ensuite, créer une application de facturation traite l'autre moitié du sujet.