Comment connecter les statistiques à un site publié
Comment connecter les statistiques à un site publié
Vous créez une propriété de mesure dans votre compte Google Analytics, vous récupérez son identifiant, puis vous branchez l'intégration sur votre projet Zugo. Les visites remontent ensuite dans votre propre compte, pas dans un tableau de bord intermédiaire. Le branchement ne consomme pas de crédits : ceux ci servent à construire et à modifier.
Quelle solution de mesure choisir ?
Celle que vous saurez ouvrir. C'est un critère moins noble que la précision technique, et pourtant c'est celui qui décide si vous regarderez vos chiffres dans six mois.
L'intégration proposée directement par Zugo est Google Analytics. Elle a deux avantages concrets : la propriété appartient à votre compte Google, donc vous emportez l'historique si vous changez d'outil de construction, et la documentation en français est abondante, ce qui compte le jour où vous cherchez pourquoi un chiffre semble faux.
Si vous préférez une solution différente, pour des raisons de confidentialité ou de simplicité, la voie honnête consiste à exporter le code vers GitHub ou à déployer sur votre propre compte Vercel, puis à ajouter l'outil vous même. C'est plus de travail, et il vaut mieux le savoir avant qu'après.
Dernier point souvent négligé : une seule mesure suffit. Deux outils installés en parallèle donnent deux chiffres différents et zéro certitude, pour les raisons expliquées plus bas.
Comment brancher la mesure, étape par étape ?
Cinq étapes, dans cet ordre, et l'ordre compte plus que chacune d'elles prise isolément.
D'abord, publiez votre projet. Une mesure branchée sur un projet jamais mis en ligne n'enregistre rien, et vous perdrez une demi heure à chercher une panne inexistante.
Ensuite, branchez votre nom de domaine si vous comptez en utiliser un. Installer la mesure avant le domaine, c'est mesurer une adresse que vous allez abandonner, et vous rendrez la comparaison ultérieure illisible. La procédure est décrite dans brancher un domaine personnalisé.
Créez alors la propriété dans votre compte Google Analytics et notez l'identifiant de mesure. Renseignez le dans l'intégration Google Analytics de votre projet Zugo. Republiez enfin, puis attendez : les premiers rapports mettent un moment à se remplir, et l'affichage temps réel est le seul à réagir immédiatement.
Comment vérifier que la mesure fonctionne vraiment ?
Par une visite réelle, depuis un appareil qui n'est pas celui où vous travaillez. C'est la seule vérification qui prouve quelque chose, et elle prend deux minutes.
Ouvrez votre site publié depuis votre téléphone en données mobiles, naviguez sur deux ou trois pages, puis regardez le rapport temps réel de votre compte de mesure. Si vous vous y voyez, le branchement est bon. Si vous ne voyez rien, les causes sont presque toujours au nombre de trois.
La première : le projet n'a pas été republié après l'ajout de l'identifiant. La deuxième : un bloqueur de publicité actif sur l'appareil de test, ce qui arrive plus souvent qu'on ne croit et qui explique aussi pourquoi vos chiffres seront toujours un peu sous estimés. La troisième : un identifiant recopié avec un espace en trop.
Notez enfin quelque part la date de branchement. Dans trois mois, devant une chute inexpliquée, cette ligne vaudra une demi journée d'enquête.
Que faut il regarder les premières semaines ?
Peu de choses, toujours les mêmes, et jamais tous les matins. Voici la grille qu'un projet jeune peut tenir sans se noyer.
| Ce que vous regardez | Ce que cela vous apprend | Fréquence |
|---|---|---|
| Nombre de visiteurs | Si votre diffusion touche quelqu'un | Chaque semaine |
| Sources de trafic | Par quel chemin les gens arrivent | Chaque semaine |
| Pages les plus vues | Ce qui intéresse réellement | Chaque semaine |
| Pages de sortie | Où le parcours casse | Toutes les deux semaines |
| Part de mobile | Sur quel écran juger le rendu | Une fois par mois |
| Contacts ou ventes | Si le projet fait son travail | Chaque mois |
Sur un site jeune, les variations quotidiennes sont du bruit. Réagir au bruit produit des changements qui s'annulent entre eux et consomment des crédits pour rien. Une lecture hebdomadaire laisse aux corrections le temps d'avoir un effet mesurable.
Si votre problème est d'obtenir du trafic plutôt que de le compter, la partie amont est traitée dans comment obtenir ses premiers visiteurs.
Consentement et RGPD : de quoi êtes vous responsable ?
De la partie juridique, entièrement, et cela mérite d'être dit sans détour. Un outil de génération produit une page et branche un service de mesure. Il ne décide pas à votre place si vous avez une base légale pour déposer des traceurs.
En France, ces obligations pèsent sur l'éditeur du site, c'est à dire vous. La CNIL s'adresse à l'éditeur, pas au constructeur du site. Trois points valent donc la peine d'être réglés avant la mise en ligne : le recueil du consentement quand la mesure d'audience n'est pas exemptée, une page de politique de confidentialité qui décrit ce que vous collectez, et une durée de conservation choisie plutôt que laissée par défaut.
Aucun de ces trois points n'est difficile. Aucun ne se règle non plus en cochant une case dans un générateur. Réglez les avant d'annoncer votre site, pas après : un bandeau de consentement ajouté en catastrophe six mois plus tard invalide généralement les mesures déjà collectées.
Combien coûte le branchement en crédits ?
Rien pour la mesure elle même. Les crédits se dépensent uniquement à la construction et à la modification, et voici la grille exacte.
| Action | Coût en crédits |
|---|---|
| Construction d'un projet : site, application ou jeu 2D | 6 |
| Modification d'un projet existant | 3 |
| Plateforme multipage, les trois premières pages | 12 |
| Chaque page supplémentaire | 3 |
| Construction en mode Hi-Fi | 12 |
| Modification en mode Hi-Fi | 6 |
| Branchement d'une intégration et publication | aucun |
La formule gratuite donne 5 crédits, de quoi essayer sérieusement sans finir un projet complet. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 33 constructions, 66 modifications ou 16 plateformes multipages. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.
Le lien avec la mesure est indirect mais réel : les chiffres servent à décider quelles modifications valent leurs crédits. Refaire une page que personne ne visite coûte autant que refaire celle par laquelle tout le monde entre.
Pourquoi deux outils ne donnent ils jamais le même chiffre ?
Parce qu'ils ne comptent pas la même chose, et il vaut mieux l'accepter tout de suite plutôt que de chercher un coupable.
Les écarts viennent de trois sources. Les bloqueurs de contenu, qui empêchent une partie des mesures de partir. Les définitions, puisqu'une « session » n'a pas la même durée ni les mêmes règles de rupture d'un outil à l'autre. Et le filtrage des robots, qui varie beaucoup selon les solutions.
La conséquence pratique est simple : choisissez un outil et comparez vos chiffres à eux mêmes dans le temps, jamais aux chiffres d'un autre outil. Une tendance sur huit semaines vous apprend quelque chose. Un écart de quinze pour cent entre deux tableaux de bord ne vous apprend rien du tout.
Le rôle plus large de la mesure dans un projet généré est développé dans créateur d'app IA avec Google Analytics.
Quelles limites accepter ?
Trois, dites sans emballage. La mesure décrit ce que les gens font, jamais pourquoi ils le font. Le pourquoi s'obtient en appelant trois visiteurs, exercice que personne n'aime et qui apprend plus en une heure qu'un mois de tableaux de bord.
Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur un produit complexe, et brancher un outil de mesure ne change rien à ce constat. Un tableau de bord analytique sur mesure, avec vos propres événements métier et vos propres croisements, relève du développement classique.
Enfin, la vérification en bac à sable avant livraison porte sur le projet : Zugo s'assure qu'une construction s'ouvre avant de vous la rendre. Elle ne contrôle ni votre identifiant de mesure, ni votre bandeau de consentement, ni la cohérence de vos objectifs de conversion. Cette relecture vous appartient.
Par où commencer ?
Écrivez d'abord, en une phrase, la question à laquelle vous voulez répondre. Par exemple : est ce que les visiteurs venus du moteur de recherche demandent un devis. Une propriété de mesure ouverte sans question précise devient un décor que l'on consulte trois fois puis plus jamais.
Publiez ensuite, branchez le domaine, installez la mesure, et attendez deux semaines avant de tirer la moindre conclusion. L'attente est l'étape que tout le monde saute, et c'est la seule qui ne coûte rien.
Vous pouvez commencer avec la formule gratuite sur zugo.dev, publier une première version, puis ne brancher la mesure que le jour où de vrais inconnus visitent la page.