Skip to content

Créer un site d'agent d'assurance sans code : le guide

Créer un site d'agent d'assurance sans code

Oui, et l'essentiel du travail se joue avant la génération. Un site d'agent ou de courtier tient en quatre ou cinq pages : comptez 6 crédits pour une construction simple, 12 crédits pour une version multipage avec ses trois premières pages. Le reste dépend de vos mentions réglementaires et de votre formulaire de devis.

La particularité de ce métier est que le site n'a presque jamais pour but de vendre en ligne. Il sert à obtenir un appel, un rendez-vous, une demande de devis qualifiée. Tout ce qui ne pousse pas vers cette action est du décor.

Quelles pages servent vraiment à un agent d'assurance ?

Moins que ce que proposent les modèles tout faits. Un prospect qui cherche une assurance veut savoir trois choses : ce que vous couvrez, si vous êtes joignable, et si quelqu'un de sérieux répond au bout du fil. Les pages qui répondent à ces trois questions travaillent, les autres remplissent.

La structure qui fonctionne se limite souvent à cinq pages : accueil, une page par grande famille de contrats, une page sur vous et votre cabinet, une page de contact avec formulaire de devis, et les mentions légales. Les familles de contrats correspondent à vos vrais domaines : auto, habitation, santé, prévoyance, professionnels, emprunteur.

Une page par famille vaut mieux qu'une longue page qui les empile. Le visiteur qui cherche une garantie décennale ne lit pas le paragraphe sur l'assurance scolaire, et les moteurs de recherche traitent mieux une page dédiée qu'un bloc noyé au milieu de six autres sujets.

Ajoutez un élément que beaucoup oublient : les horaires réels de l'agence et un numéro cliquable depuis un téléphone. Sur ce métier, une part importante des contacts vient d'une personne debout dans la rue après un sinistre, pas d'un internaute installé devant un ordinateur.

Quelles mentions faut-il préparer avant de générer le site ?

Celles que votre statut impose, et elles se rassemblent en une heure. Un intermédiaire en assurance immatriculé doit afficher son numéro d'immatriculation, ses coordonnées, l'autorité de contrôle dont il dépend et les modalités de réclamation. Vérifiez la liste exacte avec votre mandant ou votre conformité, puis collez ces éléments dans votre description de projet.

Élément à réunir Où il apparaît sur le site
Numéro d'immatriculation d'intermédiaire Pied de page et mentions légales
Statut exact (agent, courtier, mandataire) Page « qui sommes-nous »
Procédure de réclamation et médiation Mentions légales
Politique de confidentialité Page dédiée, liée depuis le formulaire
Coordonnées complètes du cabinet Pied de page et page contact
Assureurs partenaires cités Page produits, avec leur accord

Le point qui coûte le plus cher quand il est traité en dernier : le formulaire de devis collecte des données personnelles, parfois sensibles s'il touche à la santé. Vous devez savoir où elles sont stockées, qui y accède et combien de temps vous les gardez avant d'ouvrir ce formulaire au public.

Un site généré ne vous rend pas conforme à votre place. Il place correctement les mentions que vous lui donnez, et il laisse vides celles que vous ne lui donnez pas. Cette relecture reste votre responsabilité, et elle prend une demi-heure une fois le texte prêt.

Comment décrire son site pour obtenir une première version exploitable ?

En donnant les pages, les familles de contrats et les champs du formulaire. Une description précise produit un site utilisable dès la première construction, une description vague produit un habillage joli et creux qu'il faudra reprendre à coups de modifications à 3 crédits.

Exemple à adapter : « Site vitrine d'un cabinet de courtage en assurance à Nantes. Pages : accueil, auto, habitation, santé et prévoyance, professionnels, le cabinet, contact. Sur chaque page produit : les garanties principales, les cas où l'on nous appelle, un bouton de demande de devis. Formulaire : nom, téléphone, e-mail, type de contrat, message, case de consentement. Pied de page avec numéro d'immatriculation et lien vers les mentions légales. Ton rassurant et concret, sans jargon, typographie lisible pour une clientèle large. »

Ce paragraphe nomme sept pages, six champs et un ton. C'est le niveau de détail qui évite les allers-retours. La même mécanique appliquée à d'autres métiers est décrite dans notre guide sur le site d'agence sans code.

Précisez aussi ce que vous ne voulez pas : pas de tarif affiché, pas de simulateur en ligne, pas de photos de famille souriante sous un parapluie. Ces exclusions comptent autant que les demandes, parce qu'elles empêchent le générateur de combler les vides avec des conventions du secteur.

Combien coûte ce site en crédits, en pratique ?

La grille est courte et vaut pour tous les projets, du site vitrine à l'application de gestion.

Action Crédits
Construction simple d'un projet 6
Plateforme multipage, trois premières pages 12
Chaque page supplémentaire 3
Modification sur un projet existant 3
Construction en mode Hi-Fi 12
Modification en mode Hi-Fi 6

Un cabinet avec quatre familles de contrats part donc sur une plateforme multipage à 12 crédits, plus 3 crédits par page produit au delà des trois premières. La formule gratuite donne 5 crédits, de quoi essayer sur un projet plus petit. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 16 plateformes ou 66 modifications. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.

Regroupez vos corrections. Trois retouches envoyées ensemble coûtent 3 crédits, les mêmes trois retouches envoyées séparément en coûtent trois fois plus. Notez vos remarques pendant une semaine d'usage, puis envoyez le lot.

Où atterrissent les demandes de devis ?

C'est la question qui décide de la valeur du site. Un formulaire qui envoie un e-mail dans une boîte déjà pleine perd des dossiers, et personne ne s'en aperçoit avant le trimestre suivant.

Deux montages tiennent la route. Le plus simple envoie chaque demande par e-mail via Resend, avec une copie sur une adresse de secours. Le plus solide enregistre les demandes dans une base Supabase et vous donne un écran interne pour les traiter, avec un statut par demande. Le branchement de la base est expliqué dans connecter Supabase à un projet.

Le second montage coûte quelques crédits de plus et se justifie dès que vous dépassez une poignée de demandes par semaine, ou dès que deux personnes du cabinet doivent voir la même liste. Avant la mise en ligne, envoyez trois fausses demandes et vérifiez qu'elles arrivent bien : c'est le test que tout le monde saute et qui rattrape la moitié des mauvaises surprises.

Site généré ou site fourni par le réseau : que choisir ?

Les deux options se défendent, et la comparaison mérite d'être faite sans caricature.

Critère Site généré sur Zugo Site fourni par un réseau
Mise en route Une construction, quelques réglages Compte ouvert, modèle imposé
Contenu et vocabulaire Le vôtre, entièrement Cadré par la marque
Mentions réglementaires À fournir vous-même Souvent préremplies
Nom de domaine Le vôtre, connecté au projet Parfois un sous-domaine du réseau
Code source Exportable vers GitHub Non
Outils métier intégrés À construire Parfois déjà branchés

Un site de réseau est plus fort sur un point qu'il serait malhonnête de taire : les mentions et les gabarits sont déjà validés par un service juridique, et certains proposent des passerelles vers les outils de tarification. Cela vous fait gagner un vrai travail de vérification.

L'avantage du site généré est ailleurs. Il parle de votre secteur géographique, il met en avant les contrats sur lesquels vous gagnez de l'argent, et il vous appartient. Si vous quittez le réseau, le site reste. Le comparatif complet des coûts se trouve dans combien coûte un site créé par IA.

Quelles sont les limites à connaître avant de se lancer ?

Trois, dites franchement.

Zugo ne remplace pas une équipe de développement sur un produit complexe. Un comparateur de tarifs connecté aux outils de plusieurs assureurs relève du développement sur mesure, pas de la génération par description. Un site vitrine avec formulaire, oui, sans difficulté.

Une logique métier très spécifique s'obtient par modifications successives et non d'un seul coup. Si votre formulaire doit changer de champs selon le type de contrat choisi, prévoyez deux ou trois passes de réglage plutôt qu'un prompt magique.

Enfin, la vérification en bac à sable confirme que le projet s'ouvre avant de vous être livré. Elle ne relit pas vos mentions légales et ne vérifie pas que votre numéro d'immatriculation est le bon. Cette lecture vous appartient, et elle est le seul contrôle qui compte vraiment sur ce métier.

Par où commencer cette semaine ?

Trois tâches, dans cet ordre, dont deux se font sans ouvrir le moindre outil.

Listez vos familles de contrats en les classant par chiffre d'affaires réel, pas par sympathie. Rassemblez ensuite vos mentions réglementaires dans un document unique. Écrivez enfin les six champs de votre formulaire de devis, en gardant à l'esprit qu'un formulaire long fait fuir un prospect debout dans la rue.

Lancez la construction, publiez sur l'adresse de test, et faites lire le résultat à deux clients existants avant de connecter votre nom de domaine. Leurs remarques valent mieux que les vôtres : vous connaissez déjà les réponses, eux non.

Vous pouvez démarrer sur zugo.dev, décrire votre cabinet en quelques lignes et voir en quelques minutes à quoi ressemble un site qui parle de vos contrats plutôt que de l'assurance en général.

← Tous les articles