Créer une app de gestion de stock sans code : le guide
Créer une app de gestion de stock sans code
Oui, à condition de savoir ce que vous comptez. Une application de stock est une plateforme multipage : 12 crédits pour les trois premiers écrans, puis 3 crédits par écran ajouté. Zugo génère l'interface, Supabase stocke les articles et les mouvements, et chaque réglage coûte 3 crédits.
La partie délicate n'est pas la génération. C'est de décider si vous suivez des articles, des lots, des numéros de série ou des emplacements, parce que ce choix conditionne tout l'écran de saisie.
Que sait faire une application de stock générée ?
Le cœur du besoin, qui est plus petit qu'on ne l'imagine. Une liste d'articles avec quantité, un mouvement d'entrée, un mouvement de sortie, une alerte quand on passe sous un seuil, et un historique consultable. La plupart des ateliers, boutiques et associations n'utilisent rien d'autre.
Une application construite sur Zugo fait cela correctement : écran de liste avec recherche, fiche article, formulaire d'entrée et de sortie, journal des mouvements, écran des articles sous le seuil. Vous obtenez un outil qui s'ouvre dans le navigateur, sur ordinateur comme sur téléphone, avec vos catégories et vos unités.
Ce qu'elle ne fait pas d'un seul coup : la valorisation comptable du stock selon plusieurs méthodes, la connexion à une caisse existante, la synchronisation automatique avec un site marchand. Ces briques se construisent par étapes, avec des modifications successives, jamais en une phrase.
Le bon critère de décision tient en une question. Si votre stock vit aujourd'hui dans un tableur que deux personnes modifient en même temps et qui commence à mentir, une application générée vous fera gagner beaucoup. Si vous gérez plusieurs entrepôts avec des règles de réapprovisionnement automatiques, regardez d'abord les logiciels du marché.
Quelles données poser avant de générer quoi que ce soit ?
Ouvrez une feuille et écrivez vos champs à la main. Cette étape prend une demi-heure et détermine tout le reste, parce qu'ajouter un champ plus tard coûte une modification à 3 crédits alors que le prévoir au départ ne coûte rien.
| Élément | Ce qu'il faut décider avant |
|---|---|
| Article | Référence interne, nom, catégorie |
| Unité | Pièce, mètre, kilo, litre, boîte |
| Emplacement | Un seul lieu, ou plusieurs à distinguer |
| Suivi | Quantité globale, lot, ou numéro de série |
| Seuil d'alerte | Fixé par article, ou une règle générale |
| Mouvement | Qui, quoi, combien, quand, pourquoi |
La ligne « suivi » est celle qui coûte le plus cher quand elle est tranchée en retard. Suivre une quantité globale est simple et suffit à la majorité des activités. Suivre des lots avec dates limites, ou des numéros de série individuels, change la structure de la base et donc la forme de tous les écrans.
Décidez aussi ce que vous ne suivrez pas. Une application qui demande douze informations à chaque sortie de stock finit contournée : les gens notent sur un papier et saisissent le vendredi, ou ne saisissent plus du tout. Trois champs obligatoires et le reste facultatif, c'est le format qui survit à l'usage réel.
Comment décrire son application pour obtenir une version utilisable ?
En donnant les entités, les champs et les écrans. Une description précise produit un outil exploitable dès la première construction, une description vague produit une démonstration jolie et inutilisable dans un atelier.
Exemple à adapter : « Application de gestion de stock pour un atelier de menuiserie. Entités : articles (référence, nom, catégorie, unité, quantité, seuil d'alerte, emplacement) et mouvements (article, type entrée ou sortie, quantité, date, personne, motif). Écrans : liste des articles avec recherche et filtre par catégorie, fiche article avec son historique, formulaire de mouvement rapide, écran des articles sous le seuil, journal des mouvements du mois. Connexion par e-mail pour trois utilisateurs. Interface dense, gros boutons, lisible sur un téléphone dans un atelier. »
Ce paragraphe nomme deux entités, treize champs, cinq écrans et un contexte d'usage. Le contexte compte autant que le reste : une interface conçue pour un bureau et une interface conçue pour des mains sales n'ont pas la même taille de boutons. La même mécanique, appliquée à un autre métier, est décrite dans créer un CRM sans code.
Demandez explicitement l'écran que vous ouvrirez le plus souvent. Pour un stock, c'est presque toujours le formulaire de mouvement rapide, et c'est presque toujours l'écran relégué en dernier si personne ne le réclame.
Combien de crédits coûte une application de stock ?
La grille tient en six lignes et vaut pour tous les projets.
| Action | Crédits |
|---|---|
| Plateforme multipage, trois premiers écrans | 12 |
| Chaque écran supplémentaire | 3 |
| Modification sur un projet existant | 3 |
| Construction simple d'un projet | 6 |
| Construction en mode Hi-Fi | 12 |
| Modification en mode Hi-Fi | 6 |
Une application à cinq écrans revient donc à 12 crédits plus 3 crédits par écran au delà des trois premiers. La formule gratuite donne 5 crédits, ce qui ne suffit pas pour une plateforme : elle sert à essayer l'outil sur un projet plus petit. Pro coûte $25 par mois pour 200 crédits, soit environ 16 plateformes, 33 constructions ou 66 modifications. Business coûte $99 par mois pour 800 crédits.
Prévoyez large sur les modifications plutôt que sur la construction initiale. Un outil de stock se règle à l'usage : au bout de deux semaines vous voudrez déplacer un champ, ajouter un filtre, changer l'ordre des catégories. Regroupez ces demandes, parce que trois corrections envoyées ensemble coûtent 3 crédits contre le triple si elles partent une par une.
Faut-il brancher Supabase dès la première version ?
Oui, dès que deux personnes touchent au même stock. Une application sans base partagée n'est qu'une maquette, et une maquette de gestion de stock se périme le jour où quelqu'un y saisit un vrai mouvement.
Supabase apporte trois choses au même endroit : la base qui stocke articles et mouvements, la connexion des utilisateurs, et le stockage des fichiers si vous joignez des photos ou des bons de livraison. C'est aussi ce qui permet d'ouvrir l'outil à un collègue sans dupliquer un fichier. Le branchement est détaillé dans connecter Supabase à un projet, et le principe général dans l'IA peut-elle créer une app avec base de données.
Un point souvent découvert trop tard : un journal des mouvements n'a de valeur que s'il est incorruptible. Décidez dès le départ si une erreur se corrige par modification de la ligne ou par un mouvement inverse. La seconde solution est plus lourde à saisir et infiniment plus fiable le jour où vous cherchez d'où vient un écart.
Si vous préférez commencer sans base pour juger de l'interface, c'est défendable pendant une semaine. Au delà, reprendre des données saisies dans une version sans base coûte plus de temps que le branchement initial.
Et les codes-barres, les douchettes et l'inventaire annuel ?
C'est la question qui revient toujours, et la réponse honnête tient en trois parties.
Une douchette USB classique se comporte comme un clavier : elle tape la référence dans le champ actif, donc un formulaire bien conçu fonctionne avec elle sans développement particulier. Prévoyez simplement un champ de saisie qui garde le focus après validation, et demandez-le explicitement dans votre description.
La lecture d'un code-barres par la caméra d'un téléphone dépend du navigateur et de l'appareil. C'est faisable, mais cela se règle par modifications successives et se teste sur les téléphones que vos équipes utilisent réellement, pas sur le vôtre uniquement. Commencez par la saisie manuelle de la référence, ajoutez la caméra ensuite.
L'inventaire physique reste, lui, une obligation de votre côté. La comptabilité française demande un inventaire au moins une fois par exercice, et votre application ne le remplace pas : elle vous donne l'écran de comptage et l'écart entre théorique et compté. Le recomptage, lui, se fait toujours avec les pieds et les yeux.
Application maison ou logiciel de gestion du marché ?
La comparaison mérite d'être faite des deux côtés.
| Critère | Application générée sur Zugo | Logiciel de gestion du marché |
|---|---|---|
| Champs et unités | Exactement les vôtres | Ceux prévus par l'éditeur |
| Mise en route | Une plateforme, quelques réglages | Compte ouvert rapidement |
| Comptabilité et valorisation | À construire | Souvent intégrée |
| Connexions toutes faites | Peu nombreuses | Nombreuses et éprouvées |
| Coût | Formule Zugo, sans coût par poste | Souvent facturé par utilisateur |
| Code source | Exportable vers GitHub | Non |
Les logiciels établis sont meilleurs sur un point qu'il serait malhonnête de passer sous silence : tout ce qui touche à la valorisation du stock et à sa remontée comptable est déjà traité, testé et à jour. Si votre expert-comptable attend un export normé, cet argument pèse lourd.
L'avantage de l'application générée est ailleurs. Elle parle votre vocabulaire, elle ne facture pas au poste, et elle ne vous oblige pas à plier votre organisation à un modèle pensé pour un autre métier. Pour un atelier, une association ou une boutique de moins de dix personnes, l'arbitrage penche souvent de ce côté.
Par quoi commencer cette semaine ?
Trois tâches, dans cet ordre, dont deux sans ouvrir d'outil.
Comptez d'abord vos références réelles : en dessous de deux cents, votre besoin est plus simple que vous ne le pensez. Écrivez ensuite vos champs et vos unités sur papier, en reprenant les mots employés à l'oral dans l'atelier. Choisissez enfin l'écran d'accueil, celui que quelqu'un ouvrira dix fois par jour.
Lancez la première plateforme, saisissez vingt articles réels et faites tourner l'outil deux jours avant de demander la moindre modification. Les corrections nées de l'usage sont utiles, celles nées de la première impression coûtent 3 crédits pour rien.
Gardez votre ancien tableur en lecture seule pendant le premier mois. C'est le filet qui permet de basculer sans stress, et le meilleur moyen de vérifier qu'aucun champ important n'a été oublié. Vous pouvez démarrer sur zugo.dev et voir en quelques minutes à quoi ressemble votre stock une fois sorti du tableur.